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Stratégies électorales

Candidat de l’opposition,  pour l’Udps, Félix Tshilombo ou rien. Les katumbistes sont loin de faire allégeance au « nouveau sphinx de Limete ». Pour avoir le soutien de l’Udps, Kaatumbi doit négocier à genoux. Ce que Lumbi, Kamitatu, Mbuku, . Sessanga, Cherubin Okende, Berin Kanuku, Nephtali Nkizinkiko, Didier Molisho, Jean Bertrand Ewanga, Huit Mulongo,

Christian Mwando, Sam Bokolome, Georgette Biebie, Vano Kiboko, … n’accepteront pas de gaité de cœur. Déjà trop de personnes à positionner. Fondu dans l’Udps, ce sera encore plus compliqué.

 

 

Aura-t-on un candidat unique ou un candidat commun de l’opposition ? Tout est possible. Mais ce qui est étonnant, c’est qu’à l’opposition on considère le fait de se porter candidat, comme non seulement un défi à se lancer à soi-même, mais un épouvantail pour la majorité. Même le simple fait de se déclarer candidat à la présidentielle est considéré comme un défi lancé à la Mp. Tout se passe comme si l’opposition ne sait pas pourquoi elle se présente ou pas à la présidentielle. On n’est pourtant pas à la prémière élection avec des candidats de l’opposition. On en avait enregistés 33 en 2006 et 11 en en 2011. La désillusion de beaucoup de candidats a largement contribué à la baisse des ambitions. Pas étonnant qu’en 2018, les ambitions baissent davantage. Cela ne met pourtant pas fin aux mauvais calculs auxquels, malheureusement, la classe politique n’est pas avare.

Mêmes faux calculs aujourd’hui

En 2006, le pays vivait la première expérience d’élections démocratiques après celles de 1960. La campagne irréaliste, populiste et démagogique avait fait croire à beaucoup de candidats que le président sortant ne résisterait pas à l’assaut de l’opposition. On avait entendu dire que n’importe quel candidat battrait Joseph Kabila. Il avait suffi que JP Bemba arrive au deuxième tour pour que l’espoir de battre Joseph Kabila au tour final germe dans beaucoup d’esprits. La quasi totalité des perdants au premier tour, à part Antoine Gizenga et Nzanga Mobutu, avajent fait bloc derrière JP Bemba dans une plate-forme dénommée « Union pour la Nation » (UN). Désillusion. A ces élections, l’opposition est allée en ordre dispersé avec intention de s’unir au deuxième tour. L’échec était au bout du discours démagogique.

En 2011, beaucoup ayant compris comment il était difficile de se porter candidat dans un pays aux dimensions de sous-continent, ont revu leurs ambitions à la baisse. Aujourd’hui, malgré la douloureuse expérience et en dépit de la suppression du deuxième tour, l’opposition est encore une fois allée en ordre dispersé. Elle fondait son espoir de gagner face à Kabila sur une théorie inventée par Vital Kamerhe : « le triangle nucléaire ». Selon cette théorie, les candidats de l’opposition devraient se classer en ordre utile de telle sorte que celui qui sera proclamé élu sortira fatalement de cet ordre d’arrivée. On connaît la suite. Le père du « triangle nucléaire » est sorti troisième, loin du premier arrivé. L’écart entre le premier, Joseph Kabila et le deuxième, Etjenne Tshisekedi, était en millions de voix. Félix Antoine Tshilombo, alias Fatshi, ne fait pas mieux que le triangle nucléaire de Vital Kamerhe. Il reprend la même théorie et la nomme « match amical ». Selon l’explication qu’en a donnée l’inventeur, la théorie veut dire que la majorité étant non partant, le jeu se jouera entre les candidats de l’opposition. « Match amical » voudrait donc dire que ce sera une rencontre entre candidats de l’opposition, particulièrement entre Félix Tshilombo et Moïse Katumbi. Etonnant que Kapiamba et l’Acaj n’aient pas dénoncé une élection jouée d’avance. « Le triangle nucléaire » new look exclut comme on le voit, la candidature unique ou la candidature commune.

C’est tout le contraire de ce que pense Jacques Njoli du Mlc, qui estime, dans son rêve somnambulique, que les déclarations actuelles ne sont que des candidats à la candidature. Ce qui, selon lui, ouvre la voie à une candidature unique. C’est aussi ce qu’a déclaré Delly Sesanga de « Ensemble pour le changement ». Aux prochaines élections :Bas du formulaire

«Le Rassemblement n’a pas de candidat à l’élection présidentielle», a-t-il déclaré avant d’ajouter que : «Le Rassemblement n’a pas de candidats à l’élection présidentielle : ni Félix Tshisekedi ni Moïse Katumbi. Parce que le Rassemblement n’a jamais été une plateforme électorale». Le secrétaire général de la plateforme électorale « Ensemble pour le changement »,comme d’ailleurs tout le monde à l’opposition, ne dit pas comment et par qui passera-t-on de candits à la candidature, à la candidature. Il y a donc risque qu’on n’arrive jamais à la candidature unique. L e signe qui ne trompe pas, c’est que, chacun voit midi à sa porte. On ne sait pas ce que pensent les autres candidats aussi bien au sein du « Rassemblement » que d’autres regroupements de l’opposition. C’est le premier dégré. Au deuxième degré, il faudra faire le dernier choix. Pourquoi Félix Tshilombo, pourquoi Katumbi ? Les critères de choix, personne ne les a encore établis. C’est encore le chacun pour soi, l’ambition pour tous.   «J’ai cru comprendre que Félix Tshisekedi est le candidat de l’UDPS et que nous, au sein de l’Ensemble, nous portons la candidature de Moïse Katumbi. Cela est le propre d’une démocratie. Nous espérons que les jours prochains, nous continuerons à rassembler davantage et que par un rassemblement, il sera peut-être possible d’opérer ce que les Congolais attendent : avoir un candidat unique ou commun de l’opposition», selon Delly Sessanga. Les lignes sont donc très claires. On ne voit pas ce qui les fera bouger dans le sens de les rapprocher.

Même si Katumbi a des dossiers judiciaires pouvant le bloquer, pas question de la part de ses partisans de l’accepter en public. Ce serait suicidaire. Car, qui dit non candidature de Moïse Katumbi, dit non financement. En fait, beauoup roulent pour eux-mêmes en se servant de Katumbi. Le commerçant Katumbi n’est pas naïf pour l’oublier. Il faut croire en lui jusqu’à la dernière minute. Surtout, il faut le convaincre qu’avec des paroles populistes, on le sortira de ses ennuis. Dans le même ordre d’idée, il faut que Katumbi sache qu’une fois candidat, il ne trouvera rien en face de lui.

«Nous avons compris que la MP n’avait pas de bilan à présenter au peuple congolais et que le seul projet qu’ils ont est d’obtenir l’exclusion de Moïse Katumbi de l’élection présidentielle ». C’est creux. C’est du bla bla du genre de la flatterie du renard, faceau corbeau. Si la Mp n’a pas de bilan, que retenir de « Ensemble » qui propose un saut vers l’inconnu. Le taut hasardeux qu’il appelle abusivement s « projet » ? La plateforme Ensemble a un projet qu’elle présente aux Congolais. Nous nous structurons pour aller à la conquête de ce peuple afin de soutenir ce projet et d’en faire une réalité à l’occasion de prochaines élections».

Les élections, c’est pour bientôt. C’est la seule occasion de mettre fin au bla bla politique.

SG

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