mercredi , décembre 12 2018
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Plan B :Katumbi-Mbusa Nyamwisi pour une « transition sans Kabila »

 

Prendre Goma et Bukavu militairement. Les préparatifs de l’attaque se font à partir de Kasindi, Kamango,  sur les flancs de Rwenzori.

-Premier acte, mobilisation de tous les Maï-Maï qui œuvrent actuellement au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Deuxième acte, prendre Goma et Bukavu afin d’imposer des négociations faute de provoquer la contagion partout ailleurs au pays jusqu’à changer le régime.

Selon des informations des sources crédibles, une nouvelle rébellion se prépare dans l’Est de la Rdc. Si Moïse Katumbi est présenté comme le bailleur des fonds apparent, le chef des opérations sur le terrain, serait Antipas Mbusa Nyamwisi. Un coup de téléphone de l’épouse d’une personnalité  originaire du Nord-Kivu   demandant à ce dernier de regagner le Kivu toutes affaires cessantes, nous a permis de recueillir ces informations que d’aucuns ont déjà commencé à vérifier sur le terrain.  Tel est le cas de la mobilisation des Maï-Maï, leur réorganisation et surtout, la  possession par ces derniers  d’armes de guerre de diférents calibres. Il apparait, aux yeux de différents observateurs avertis que de plus en plus, les Maï-Maï se font  mieux lotis que jadis. Et semblent avoir désormais non pas seulement un discours politique, mais aussi une direction.

Un travail de fourmis est fait à ce sujet par l’ancien chef rebelle, leader du Rcd-K-ML, ancien ministre des Affaires étrangères au gouvernement de la transition (1+4), ancien député et ancien candidat à la présidence de la République.

Antipas Mbusa Nyamwisi avait quitté Kinshasa soi-disant pour l’Afrique du sud. Au lendemain de son départ du pays, nos fins limiers avaient fait état de sa présidence en Ouganda où il avait eu plusieurs réunions notamment avec les anciens rebelles du M23. Personne ne croyait à nos investigations jusqu’à ce que, devant des évidences, la Monusco atteste non seulement la présence de Mbusa en Ouganda, mais aussi des réunions organisées par lui dans cepays voisin.

Découvert, le leader du Rcd.K-ML, avait précipitamment quitté l’Ouganda pour l’Afrique du Sud. Il n’est plus revenu au pays, craignant de se voir appelé de  s’expliquer devant la justice nationale. L’Assemblée nationale qui avait constaté ses absences, avait invalidé son mandat comme député national.  Il y a des semaines qu’il aurait quitté l’Afrique du sud tantôt pour Kasindi, tantôt pour Kamango. Nos sources signalent plusieurs traversées de Semiliki entre Kamango et l’Ouganda. Il serait surprenant que les dirigeants ougandais ne se doutent de rien. C’est dans ces sites qu’il prépare les attaques contre Goma et Bukavu avec espoir que Beni, Butembo, Mambasa et autres rejoindront le mouvement ou simplement sont préparés à l’effet domino. Se trouvant à la tête d’un mouvement qui pourrait contrôler cette partie vitale du Kivu, Katumbi et Mbusa Nyamwisi pourraientt imposer (ou espèrentimposer) leurs vues à Kinshasa.

Pour étendre ce mouvement, selon la même source, il y a lieu de surveiller de plus près ce qui se passe pas seulement à Beni et à Butembo, mais aussi à Walikale et à Lubutu. Certains responsables de la territoriale de cette partie du pays méritent également être suivis à cause du potentiel de trahison qu’ils affichent.

La digression

Le discours dans l’opposition dont Moïse Katumbi passe pour un des leaders, c’est le rejet du calendrier électoral et la mise en place d’une « transition sans Kabila ». Jusque-là, l’opposition elle-même sait peut-être ce qu’elle a à faire pour réussir cette transition, mais elle ne sait pas ce sera pour quelle fortune. Calculateur, Moïse Katumbi ne rate aucune occasion pouvant le remettre avantageusement sur scène.   Les opposants qu’il nourrit sont embarrassés. Ils ne peuvent pas, à moins de rendre gorge, toute idée d’aller aux élections tant que lui, il serait exclu à cause du dossier judiciaire sur ses épaules.  Une « transition sans Kabila » pourrait signifier pour lui, un élargissement, un abandon automatique des charges contre lui. Mais le mode de fonctionnement de cette « transition sans Kabila » n’est pas déchiffrable, lisible. Katumbi sait que c’est une longue histoire sans issue. Cela explique son intérêt pour le projet de Antipas Mbusa Nyamwisi. Tout ce qui se passe à Kinshasa, à Lubumbashi, sert de vraie digression.

Une fois Goma et Bukavu conquis, Moïse Katumbi pourrait y arriver en fanfare avec le soutien du Rassemblement sinon de toute l’opposition réfractaire aux élections.  On aura le clivage de jadis, d’une part l’opposition armée et d’autre part l’opposition politique non armééé.

Non seulement il sera impossible d’organiser les élections dans ce climat, mais aussi, personne n’acceptera des élections partielles sans le Kivu. Si on a attendu le Kasaï, personne n’acceptera de laisser le Kivu au bord de la route.

La solution, ce sera, prendre les mêmes et recommencer. On sera en route pour des négociations avant d’aller aux élections. La « transition sans Kabila » devient alors une position de négociation. C’est d’ailleurs du déjà entendu. Avant les négociations politiques organisées à Sun City en Afrique du sud, la chanson était « plus de gouvernement dès que s’ouvrent les négociations, tout le monde sur le même pied d’égalité,… ». On connaît la réplique de Gizenga à Addis-Abeba : « s’il n’y a plus ni gouvernement, ni Chef de l’Etat, à quoi nous opposons-nous ? Que faisons-nous ici ? Puisque le pouvoir est dans la rue, rentrons le prendre ». Bien avant cela, plusieurs ultimatums étaient lancés à Mobutu. Le 5 décembre 1990, son mandat devrait prendre fin. Une façon pour l’opposition de reconnaître la Constitution et le pouvoir que Mobutu s’était octoyés dans le cadre du rôle dirigeant du Mpr-parti-Etat. Comme si l’opposition avait du mal à se constituer un discours adapté aux circonstances, elle se fera fidlèle du mobutisme pour demander que soit respecté la Constitution dictatoriale qui voulait que le président du Mpr soit à la fois président de la République. Pour avoir déclaré qu’il quittait la présidence du Mpr, l’opposition lui demandait de quitter la tête du pays. Malheureusement, comme toujours, l’opposition n’allait pas jusqu’au bout de sa logique, c’est-à-dire, demander que le nouveau président du Mpr devienne nouveau président dela République. Y’avait-il une belle manière de demander la pérennité du système que celle-là ? Cette opposition, soi-disant acquise au changement, n’a jamais changé.

C’est la même qui dit à qui veut l’entendre que l’accord du 31 décembre 2016 n’est pas appliqué, c’est elle qui estime que le 31 décembre 2017, tout va s’arrêter. Comment un accord non appliqué peut-elle avoir une fin à respecter à tout ? Pour comprendre tout ceci, il faut comprendre qu’on a affaire à une opposition qui se dit être le peuple. En fait comme à l’époque du Mpr-parti-Etat, on une opposition-peuple. En termes plus clairs, on a une « opposition la nation congolaise organisée politiquement ». Dans cette posture, peut-on être acquis au changement ? www.4verites-rdc.com

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