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Nkundabatware, voici Katumbi

Avec Kagame eSoros, un cocktail mortel

Sauf cécité politique , on voyait venir Katumbi. Il a tellement fait des déclarations, après avoir fait de la Rdc, à travers le Katanga, une boutique personnelle qu’il n’avait d’autre choix que de conquérir le pouvoir par tous les moyens. Pendant tout son séjour en Europe et aux Usa, il a vendu de lui l’image non seulement celui qui constituait une alternative crédible pour la Rdc, mais aussi qui pourra  remporter haut la main les prochaines élections. Il s’est fait l’homme de la situation, celui qui pourra livrer la Rd.Congo aux prédateurs de tous les bords. Celui qui va  signer la mort du nouveau code  guerre reste la seule alternative. Le seul moyen de faire de tabula rasa, même du processus électoral.

, Sommes-nous en train de vivre de vrais événements politiques ou à suivre un spectacle ? Quelles que soient les questions que l’on se pose, la réalité, c’est que celui qui s’appelait Moïse KatumAbi, lorsqu’il n’y avait aucune ambigüité sur sa nationalité, et qui est en droit d’être appelé désormais « Moïso Katumbino », est un homme aux abois. En son compte, plusieurs adages africains trouvent explication. « Un arbre déjà foudroyé, ne craint pas la foudre ». Malgré toutes les apparences d’homme d’avenir qu’il veut diffuser, il se sent bien un homme fini. Mais qui s’accroche jusqu’à se faire ce genre de naufragé qui s’accroche à sa propre ombre, croyant y voir une bouée de sauvetage.

La petite histoire de Katumbino

Sans remonter jusqu’au déluge, Katumbino a toujours donné l’image d’un homme traqué, poursuivi par sa propre ombre. Il fuit la Rdc à l’entrée de l’Afdl, dépose ses valises «entre L’Afrique du Sud et la Zambie. Baluchon sur la tête, il revient au Congo. Démuni comme un rat de Mosquée. Nous n’avons aucun mérite sur cette petite histoire que nous tirons des lettres d’un témoin oculaire, celui qui, selon son témoignage, avait eu parfois acheté du papier mouchoir pour Katumbino. Nous avons cité Muyambo. A l’époque, comme pour toutes les personnes en avance de leur temps, annoncent les choses à venir, personne n’avait cru à Muyambo devenu un pestiféré. Katumbino était un mystère que Muyambo avait voulu éclairer très tôt. Nous sommes au cours des années post-dialogue de Sun City. Comme tout mystère, la  démystification se fait par étapes, les unes éclairant les autres. Ce qui a suivi jusqu’aujourd’hui, jette l’éclairage sur les « épitres » de Jean. Je voulais dire de Jean-Claude Muyambo. Voilà un homme qui vient d’exil répété, les mains en poche, sans de quoi se procurer du papier mouchoir, qui devient millionnaire en plus ou moins une décennie. Comme si, il avait gagné au Lotto.  Un miracle qui devrait faire la chronique économique mondiale. Est-ce pour cela que Mo Ibrahim s’en interesse ? « L’argent ne nous manque pas pour faire la guerre… », a déclaré Katumbino. Quand les Congolais voient Katumbino à Kigali, tout devrait être clair. En fait, si à Kinshasa certains sont encore incapables de comprendre la symbolique de ce voyage à Kigali, à l’Est du pays, on a tout compris. Katumbino est un vrai danger. Composer avec Kagame par le temps qui coure, est un signal qui ne trompe plus. Kigali, c’est la capitale qu   i accueille la première usine en Afrique pour produire les voitures  électriques. C’est avec le cobalt congolais que se fabriqueront les batteries de ces voitures. Quand Kinshasa fait du cobalt, dans le cadre du nouveau code minier en discussion, un minerais stratégique, Katumbino lui, propose de jeter à la poubelle le nouveau code minier. De gré ou de force. Plus de force que de gré, compte tenu de l’intransigeance du gouvernement congolais. Paul Kagame devient pour Katumbino un allié.

Ce ne sera pas la première sale besogne que Paul Kagame aura à faire en Rdc parfois à visage découvert. Après avoir mis ses troupes au service des adversaires de Mobutu, Kagame avait le sentiment d’une mission non accompli. Il avait eu le malheur de tomber sur un Mzee Kabila, un nationaliste intraitable qui a déjoué le complot. Le Congo libéré de la dictature, ne sera pas livré aux néocolonialistes. Quand ils éliminent Mzee Kabila, ils ont le malheur de tomber sur un autre nationaliste, Joseph Kabila. Ce denier a résisté aux baratins de ceux qui voulaient l’apprivoiser, mais qui, en réalité bavaient comme des chiens de Pavlov, pour les richesses congolaises. Le nouveau code minier, c’est la nouvelle digue que les prédateurs occidentaux veulent faire sauter. Katumbino, c’est le vrai nègre payé. Combien de Congolais, jadis, avec l’aide de Kagame, avaient mis le feu à l’Est du pays. Katumbino n’est pas un cas marginal. Et ce qu’il entend faire avec Kagame, n’est pas une première. Rien d’étonnant donc. L’étonnant, ce serait que les Congolais soient distraits pour ne pas voir venir  le danger.

Katumbino-Soros

C’est clair que,la Rdc est depuis des années, dans le viseur du milliardaire Soros à travers les Ong jusqu’à atteindre certains mileux religieux. Cette foi, il a compris qu’il fallait y aller avec les politiciens. Moïso Katumbino présente le meilleur profil pour ce faire. Profil  d’un ambitieux, sans moyens de son ambition et qui, en plus, voit fondre comme nège au soleil,  le peu d’espoir qu’il avait. Un homme près à vendre son âme même au diable.

Katumbino était convaincu qu’il pourrait être le successeur de Joseph Kabila. Quand cet espoir s’évanouit, il use de chantage avant la sortie fracassante avec l’affaire de « trois penalties » tirée de nulle part. Il avait réussi ainsi à s’attirer l’attention d’une certaine opposition en mal de discours,  au point de suivre tout chant de sirène.

Il était bien monté, bien perché sur les épaules de Etienne Tshisekedi, en laissant tomber certaines miettes autour du leader de l’Udps, au profit de quelques courtisans et suiveurs.

Quand le destin a retiré Tshisekedi de la terre des hommes, Katumbino est tombe des épaules du vieux. Très durement ! Brutalment ! La donne a changé.  Les morceaux du puzzle sont difficiles à remettre en place. Katumbino n’avait plus de soutien que dans la Cenco. Sauf si on veut prendre les Congolais pour des imbéciles, les trois quarts de l’Accord de la Saint Sylvestre, c’était pour régler le sort de Katumbino. Comme la Cenco a parfois des scrupules qui l’obligent à distinguer les intérêts publics et les intérêts particuliers, entre la mission de l’Eglise et les positions partisanes, …un certain comité laïc de coordination (Clc), essaie tant bien que mal de rallumer la flamme éteinte de la lutte pour la « décrispation-libération » de Katumbino. Comme si, les dossiers judiciaires ne le clouaient pas déjà, suffisamment, est tombée cette autre affaire de nationalité. Une affaire post-accord de la Saint Sylvestre. On ne voit pas par quel miracle, la Cenco va ramener à l’accod, toutes les infractions qui se produiront dans ce pays. Comme quoi, juridiquement, politiquement, Katumbino est coincé. Il pense, comme toute personne aveuglée par l’ambition, a ouvert une brèche, celle de la conquête du pouvoir par les armes. La Rdc sait à quoi s’en tenir.

SG

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