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Leila Zerrougui bien que aigre, répond aux spéculateurs congolais

Il enseignerait les sciences politiques à Liège, en Belgique. A ce titre, la Rfi croyant trouver en lui un expert en questions congolaises, l’avait invité. Il devrait principalement tirer les conséquences de la volonté de Kinshasa de différer, pour raison d’agenda et d’opportunité, la visite du Secrétaire général de l’Onu et du président de la Commission africaine. Pour lui, Kinshasa devrait, toutes affaires cessantes, accueillir les deux personnalités. Pour ne l’avoir pas fait, le pays s’exposerait aux sanctions de la communauté internationale,comme celles infligées à l’Iran et à la Corée du nord. Il a été démenti par le Secrétaire général de l’Onu qui, en faisant bon cœur contre mauvaise fortune, a démontré que Kinshasa n’était pas obligé de tout abandonner pour l’accueillir. Bref, Kinshasa avait le droit de juger de l’opportunité de la visite du Portugais. Il ne l’a pas très bien pris, mais il ne pouvait faire autrement. En ce qui concerne la position du professeur Kabamba, à ne point en douter, on est loin d‘une réponse d’un scientifique, un vrai scientifique. On est plutôt en face d’un militant qui veut plaire à une certaine opposition afin de se faire applaudir. Surtout qui a pour mission, de défendre une position politico-ethno-familiale. Pourquoi pas aussi préparer son adhésion au pouvoir annoncé chimériquement par une opposition sans boussole.

Cette déclaration de Kabamba, n’est pas loin de celle de ceux qui pensent que le gouvernement congolais ne peut pas se passer de l’apport de la Monusco dans l’organisation des élections. Se passer de la Monusco dans l’organisation des élections attendues le 23 décembre prochain, estime une certaine opposition, décrédibiliseraait ces élections. On est en face des positions partisanes, malheureusement soutenues par certaines attitudes de la Monusco.

La question a été posée à la Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu. Pour elle, la Monusco n’a pas pour mission d’organiser les élections.

 

 

« Si les autorités congolaises envisagent seules l’organisation et le financement des élections par des moyens propres, sans la MONUSCO, cela ne nous gêne absolument pas », a-t-elle tranché. Est-ce de bonne foi ? Y croit-elle ? Ce n’est pas une question de foi, mais de convictions dans l’action. Et elle a ajouté pour convaincre ceux qui en douteraient encore : « La MONUSCO n’a pas pour mandat d’organiser les élections en RDC, mais celui d’appuyer les autorités dans le processus électoral », a-t-elle déclaré avant de renchérir :

« Le gouvernement envisage d’assurer l’organisation et le financement des élections par ses moyens propres, je pense que s’il y arrive, c’est une excellente chose. Ça veut dire d’abord qu’on a maitrisé le processus d’organiser seul les élections. C’est important » !  Elle y met cependant un bémol. Le contraire nous aurait étonné. Car, en arrivant en Rdc, au regard de ses déclarations dedépart et des attentes que lui avait fait porter l’opposition congolaise, elle venait prendre le pouvoir dans ce pays. Elle devrait, entendait-on dire, corriger Maman Sidikou qualifié de trop conciliant avec les dirigeants congolais. Elle était donc dans la peau de proconsul. On le sent d’ailleurs dans son discours : « s’il y arrive ». Elle émet le doute quant à la capacité de la Rdc de financer et d’organiser ses élections. Dans son pays, l’Algérie, on se demande s’il y a une mission de l’Onu pour organiser les élections. S’il n’y en a pas ailleurs, il n’y a pas des raisons d’en avoir en Rdc. L’Algérie, au plan politique a connu autant, sinon pire que la Rdc. Cela ne fait pas de lui un pays éternellement assisté. Et pourtant, personne ne peut nous dire que ce pays serait un havre de paix ou un sanctuaire de démocratie. Leila est donc de ceux qui croyaient que la Rdc n’aurait pas la volonté d’organiser les élections. Voilà qui fait de la Représentant du Secrétaire général de l’Onu, un de ceux qui sont conduits par des idées reçues, parfois mal digrées et ne concordant à aucune réalité de terrain.

Pour elle, c’est seulement cette décision de s’approprier ses élections qui démontrerait « qu’il y a volonté de mettre les moyens pour organiser des élections. C’est aussi une bonne chose» ! D’où vient cette déduction ? En 2011, si on avait compté sur les avions de la Monusco et le financement de la fameuse communauté internationale, on n’aurait pas eu les élections. Non seulement le financement attendu n’est pas venu, mais aussi la Monusco avait revu à la dernière minute, sans crier garde, le nombre d’avions promis. On peut donc dire qu’il y a quelque chose qui gène, même si Mme Leila se refuse de le reconnaître. Elle n’a pas de choix lorsqu’il s’agit des élections congolaises.

« Si elles (autorités congolaises) peuvent le faire sans nous, ça ne nous gêne absolument pas ». On y aurait cru si elle n’avait pas ajouté :

« Si les autorités de la RDC, dans ce grand pays continent, peuvent organiser leurs élections seules, si elles peuvent mettre les moyens qu’il faut, si elles y arrivent et ça marche, nous devons être contents». Un vrai chant de cygne. On y sent les regrets. On y sent même le goût de la vengeance à consommer froid. On voit, on sent en elle, un oiseau de mauvais augure. Elle veut nous donner l’impression de connaître le Congo mieux que ses dirigeants. Elle s’imagine que le gouvernement congolais, ne sait pas ce que c’est organiser les élections sans compter sur qui que ce soit. Ce préjugé, ce paternalisme, on n’en veut plus. Sans la Monusco, la Rdc réussira ses élections du 23 décembre 2018.

SG

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