mercredi , décembre 12 2018
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Le Clc se mue en parti politique « Chrétiens en marche »

On s’y attendait. L’action du  Clc, organisation au contenu sableux  et aux contours flous, ne pouvait aller plus loin que se muer en une organisation avec existence réelle. D’aucuns voyaient le Clc se transformer en ce qu’on appelle « mouvement citoyen ». C’était ignorer l’étendu et la profondeur de l’ambition et de l’inspirateur du Clc et de ceux qui y ont été recrutés à la hâte comme faire-valoir. La nouvelle se repend comme une trainée de poudre. Des personnalités, aussi bien de la société civile que celles qui, jusque-là, étaient à la périphérie des partis politiques ou encore des mécontents transhumants de la majorité au pouvoir, sont recrutées pour composer ce qu’on veut être une grande formation mi-parti politique, mi-société civile. L’ambition, c’est de réussir une sorte de « La République en marche » de Emanuel Macron en France. Qui alors est ou sera le Macron congolais ? C’est sans doute,  un des prélats. Le secret de Polichinelle, comme un mystère, se dévoilera bientôt. Créer un parti politique et finalement, se présenter à la prochaine présidentielle. Qui sera le candidat de « Chrétiens en marche » ? On suppose que ce ne sera pas  le cardinal Monsengwo qui avait dit : « être évêque, est un état (permanent), tandis qu’être président de la République, est une situation (éphémère). Qu’est-ce qui a changé maintenant ? Peut-être la prochaine démission.

Les observateurs avertis sont d’avis que la création de « Chrétiens en marche » sera un coup dur pour l’opposition qui, jusque-là, se greffe sur l’Eglise pour exister. Est-ce une occasion de craindre un quelconque péril dans la demeure pour les anciens partis politiques ? Pour la majorité ? Il faut dire que les créateurs de ce nouveau parti politique en gestation confondent vitesse et précipitation. Ils sont allés trop vite en besogne en faisant foi aux marches dits des chrétiens ces derniers mois, ignorant le « cinquante-cinquante » de Marc Kabund. En outre, personne ne peut parler d’un vrai engouement, d’une vraie mobilisation autour de ces marches. Sauf si on veut se consoler, il faut reconnaître qu’il y a eu autour de ces marches plus de bruits (dans les médias occidentaux » qu’une véritable adhésion à une cause à peine claire. Il y a, en plus,  beaucoup de naïveté dans cette idée d’un parti politique qui, du jour au lendemain, deviendrait incontournable. L’ambition est légitime. Mais, dit un proverbe africain, « pour qu’un enfant sache que le feu brûle, il faut le laisser y mettre le doigt ». C’est pour certains calotins de sortir de leurs illusions politiques.

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